L'histoire du soutien-gorge

Pour maintenir les seins, beaucoup de femmes utilisent un soutien-gorge. C'est un sous-vêtement devenu incontournable dans la lingerie féminine au fil du temps. Bien qu'il se porte partout dans le monde, peu de femmes connaissent véritablement son histoire. Pour tout savoir sur le soutien-gorge, voici notre guide pratique !

Historique du soutien-gorge

La genèse du soutien-gorge dans son actuelle acception reste assez controversée. Le terme fait d’ailleurs son apparition dans le dictionnaire Larousse en 1904 puis 8 années plus tard dans l’Oxford English Dictionary sous l’appellation Brassière. Le brevet du premier modèle de soutien-gorge fut déposé en 1859 par Henry Lesher. Cependant, les défauts de fabrication assez visibles de ce prototype n’ont pas permis sa commercialisation.

Il faudra attendre le 27 juin 1889 pour voir la corsetière communarde et révolutionnaire Herminie Cadolle, proposer le premier soutien-gorge de l’ère moderne à l’exposition universelle de Paris. Ce linge s’appelait Corselet rouge ou Bien-être. C’est avec ce modèle que sa créatrice dépose un brevet en 1898.

Aux États-Unis, un brevet fut déposé pour un dessous dénommé Breast Supporter par Marie Tucek. Le soutien-gorge se composait de deux poches qui maintiennent chacune un sein, et d’un ensemble formé de bretelles que soutiennent des agrafes et des œillets. Malgré les innovations apportées à ce modèle, sa vente fut un échec commercial.

En 1913, Mary Phelps Jacob mit au point un soutien-gorge qui offrait une séparation entre les 2 seins. Elle déposa un brevet qu’elle cèdera plus tard contre un chèque de 1 500 dollars à l’époque, en 1914. L’heureux bénéficiaire de cette transaction ne fut autre que l’entreprise Warner Brothers Corset Company.

Dans la foulée, Rosalind Kind créa, elle aussi, un soutien-gorge muni d’un double triangle croisé au buste et dans le dos. 1930 sera l’année de fabrication de La Rayonne, le précurseur des soutiens-gorge actuels et du soutien-gorge «à la Gaby» de la créatrice Lejaby.

En 1955, Simone Pérèle inventa des modèles capables de résister à l’usure pendant une vingtaine d’années. Les années 1970 verront l’apparition des sous-vêtements transparents et préformés, ainsi que du modèle moulé signé Chantelle. Puis, vint l’année du centenaire du soutien-gorge en 1980 et les soutiens-gorge à coque, pigeonnants et ampliformes des années 1990.

Enfin, les années 2000 seront marquées par l’apparition du bonnet G et la création de soutiens-gorge au design plus affirmé, aux lignes sportives et aux coloris sublimes.

5 choses à savoir sur le soutien-gorge

Peu de femmes ont une connaissance réelle du soutien-gorge. Si elles apprécient de nombreux modèles, elles ignorent par exemple que le sous-vêtement peut renfermer dans sa composition, jusqu’à 30 éléments et près de 20 matières différentes. À peine imaginable n’est-ce pas ?

Plus loin, un modèle de bonne facture passe à peu près par 32 postes de réalisation et il faut à une couturière de lingerie, qu’elle fasse usage de 5 à 8 machines différentes pour mettre au point un soutien-gorge. La finalisation d’un modèle prend entre 6 et 8 mois de collaboration entre le styliste et le modéliste. Enfin, l’assemblage d’une collection de 30 pièces de soutiens-gorge nécessite l’utilisation de 300 à 350 prototypes.

Les matières utilisées pour la conception du soutien-gorge

Le soutien-gorge se décline en plusieurs matières de fabrication. Le matériau de base très indémodable des lingeries reste le coton. Celui-ci concentre de nombreuses proprietés : hypoallergénique, résistante, rétrécissante, douce et respirante.

En dehors du coton, il y a la soie considérée comme le haut de gamme des sous-vêtements, à juste titre. Ses propriétés thermorégulatrices, combinées à sa douceur, en font un choix parfait.

Si vous ne voulez ni le coton ni la soie, vous pouvez opter pour un soutien-gorge en polyamide. Cette matière s’obtient à partir de la synthèse de dérivés pétrochimiques. Elle est respirante et hyper douce. Il y a aussi le polyester, la matière utilisée à plus de 70 % dans la composition des sous-vêtements. Il conserve la particularité de n’être pas froissable, et même, irrétrécissable. Le seul point négatif du polyester est qu’il n’est pas respirant. Par conséquent, il procure de la chaleur.

Dans le rang des matières de fabrication du soutien-gorge, on compte également la viscose assez résistante. Enfin, on ne saurait refermer cette page sans mentionner le modal très absorbant (eau), doux et agréable à porter.

Les principales formes de soutien-gorge

On distingue plusieurs formes de soutien-gorge. Il s’agit entre autres des modèles corbeille, balconnet, emboîtant, push-up, bandeau, triangle et de la brassière.

Le soutien-gorge corbeille s’adapte aux poitrines de toute taille et de toute forme. Il dispose de bretelles maintenues par des bonnets pour galber la poitrine. Le modèle balconnet se compose d’un bonnet subdivisé en trois parties. Il se fend d’une couture de forme verticale au milieu et peut intégrer des coussinets ampliformes.

Le soutien-gorge emboîtant est destiné aux femmes aux courbes de poitrine généreuses et offre un bon maintien. Le push-up offre un entre seins assez resserré et ne convient pas aux poitrines de petite taille. Il peut offrir d’intéressantes solutions aux femmes aux seins tombants par exemple, grâce à son effet remodelant.

Le soutien-gorge bandeau est un joli modèle sans bretelles pour plus d’élégance, tandis que le modèle triangle propose des bretelles au milieu des bonnets. Cette disposition dessine une forme en V qui permet de couvrir entièrement le volume des seins.

Le soutien-gorge triangle ne possède pas d’armatures et convient parfaitement aux petites poitrines. Enfin la brassière par ses bretelles assez larges, offre un parfait maintien des seins et s’adapte aux femmes sportives.

Ce que vous devez savoir des tailles du soutien-gorge

Ce n’est jamais évident de connaître la taille d’un soutien-gorge. Beaucoup de femmes se trompent quand il s’agit de trouver la bonne mensuration de leurs sous-vêtements. La taille du soutien-gorge dépend à la fois du tour de dos en dessous de la poitrine et de la lettre correspondant au bonnet.

De ce fait, pour connaître la taille de votre sous-vêtement, vous devez au prime abord prendre la mesure de votre tour de poitrine en dessous des seins, puis celle au-dessus des seins. Ensuite, il existe un tableau de mesures dans lequel vous allez trouver les équivalences des mensurations, dont l’association donne la véritable taille de votre soutien-gorge.

À titre illustratif, prenons une femme dont le tour de dos en dessous est de 80 cm. Cette mesure équivaut dans le tableau, à une taille de tour de soutien-gorge de 95. Ensuite, si la femme relève une mesure au-dessus des seins de 101 cm, elle tombe dans un bonnet de lettre E. De la sorte, la taille réelle de soutien-gorge de cette femme est 95E.

En définitive, le soutien-gorge, bien qu’il ait traversé le temps, reste un sous-vêtement très utilisé par les femmes. À travers ce guide, elles en savent désormais un peu plus sur lui !

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